MÉCÉNAT : LA CNG S’ENGAGE DANS LA RÉNOVATION D’UNE CHAMBRE AUX INVALIDES
Trois cent cinquante ans après sa création, l’Hôtel des Invalides continue de prendre soin de ceux qui ont tout donné pour la France. Un engagement historique qui fait directement écho à celui porté par la Caisse Nationale du Gendarme au profit des blessés de l’arme.
Fort de ces valeurs communes, la CNG signait mardi 7 avril 2026 un don de 60 000 € au profit de l’Institution Nationale des Invalides, destiné à parrainer la rénovation d’une chambre de pensionnaire.

De gauche à droite, puis de haut en bas : le commissaire en chef de 2e classe Christophe Payen ; le Général Christophe de Saint-Chamas, Gouverneur des Invalides ; le général de division Christophe Dubuis, adjoint du directeur des ressources humaines de la gendarmerie nationale ; le général de brigade Philippe Phavorin, chef de la sous-direction de l’accompagnement du personnel de la gendarmerie nationale ; le major Pierre-Yves Dumez, secrétaire général de la CNG ; le médecin général inspecteur Sylvain AUSSET, directeur de l’Institution ; le général (2S) Patrick Peyramaure, président de la Caisse Nationale du Gendarme
Une promesse royale devenue héritage national
Dès 1670, le « Roi-Soleil » souhaitait mettre fin à la mendicité des soldats estropiés qui erraient dans les rues de la capitale en ordonnant la construction d’un édifice grandiose, capable d’offrir à la fois le gîte, le couvert et des soins médicaux aux vétérans. « Il y a une dette historique envers nos militaires engagés, explique le Général Christophe de Saint-Chamas, Gouverneur des Invalides.
À travers les siècles, l’institution a su évoluer tout en préservant sa vocation : accueillir et soigner ceux qui ont versé leur sang pour la patrie. « L’INI n’est pas un simple établissement public hospitalier, souligne le Général de Saint-Chamas : c’est un écrin destiné à accueillir les obligés de l’État, ceux qui ont payé dans leur corps la défense de la Nation. »

Une vocation triple : soigner, réadapter, héberger
Aujourd’hui, l’INI n’est plus seulement un hospice historique, mais un centre d’excellence médicale placé sous la tutelle du ministère des Armées. Sa mission s’articule autour de trois piliers fondamentaux :
- Le Centre de Rééducation Post-Traumatique : spécialisé dans la prise en charge des grands blessés, il accueille des militaires blessés en opérations extérieures (OPEX) ainsi que des victimes d’attentats ;
- Le Centre d’Études et de Recherche sur l’Appareillage (CERAH) : véritable pôle d’innovation, il travaille sur les prothèses du futur et l’autonomie des personnes en situation de handicap ;
- Le Centre de Pensionnaires : c’est ici que réside le « cœur battant » de l’institution, pouvant accueillir jusqu’à 80 pensionnaires sur de longues durées, voire de façon permanente. Autour d’eux, une densité médicale hors norme et la proximité de la partie hospitalière de l’INI permettent de prendre en charge des situations très lourdes (tétraplégiques, trachéotomisés, ventilés…).
« Les pensionnaires trouvent ici un foyer quand ni le retour à l’institution militaire, ni la réinsertion professionnelle, ni même la vie à domicile ne sont possibles », souligne le médecin général inspecteur Sylvain AUSSET, directeur de l’Institution. Un réel atout alors que l’évolution du blessé de guerre se fait sur le temps long, notamment pour le blessé grave. La dépendance, elle, peut survenir d’emblée à la suite d’un traumatisme majeur, ou s’installer progressivement avec l’âge, quand la blessure initiale redevient un obstacle au quotidien. « Notre plus jeune pensionnaire a 36 ans, confie le Général AUSSET, Directeur de l’INI. Cela fait 10 ans qu’il est ici et ce sera sa maison jusqu’à la fin de ses jours »
Entre rénovation et accessibilité : un défi pour l’avenir
Face à l’évolution des conflits et aux nouvelles pathologies (notamment les blessures psychiques ou “stress post-traumatique”), l’INI se modernise. « Nous allons probablement faire évoluer les conditions d’accès, indique le Général de Saint-Chamas, Gouverneur des Invalides. Nous sommes encore sur des schémas hérités de la guerre de 14, centrés sur les grands invalides de guerre avec 85 % d’invalidité au regard du code des pensions. D’ici quelques mois, nous ferons en sorte de prendre en compte d’autres enjeux, des maladies non imputables, des gens qui sont sur le bord du chemin parce qu’ils ne sont pas au taux de 85% mais qui restent à la charge de leurs proches, alors que nous pourrions les prendre en charge ici, aux Invalides. »

Un vaste plan de rénovation, baptisé Invalides 2025, est également en cours pour adapter les infrastructures aux exigences médicales du XXIe siècle, tout en respectant le cadre classé monument historique : « La rénovation d’un bâtiment historique pose des défis techniques considérables, explique le Commandant GERMON, commissaire principal et Chef du département technique et logistique. Cela oblige à renforcer la structure pour supporter les nouveaux équipements, ou à fabriquer des fenêtres sur mesure ». La sécurité, notamment pour les patients en réadaptation psychique, fait également partie des priorités : « Les chambres sont équipées de mobilier adapté et de systèmes d’appel malade prévenant tout risque. ». Au sein du bâtiment Robert de Cotte, ce sont ainsi 50 chambres qui sont en cours de réaménagement pour améliorer le confort des pensionnaires.
Au-delà des chambres, c’est tout l’environnement du quotidien qui est repensé, à l’instar d’une salle destinée à devenir une cuisine thérapeutique. « Une cuisine thérapeutique, cela permet à nos patients de travailler avec les ergothérapeutes par rapport à leur handicap et de voir comment adapter demain leur cuisine chez eux », explique le Commandant. Avec ses plans de travail ajustables en hauteur et ses outils adaptés, elle permet aux patients, qu’ils soient en fauteuil ou souffrent d’une perte de motricité, de se réapproprier leur quotidien en toute sécurité.

La Caisse Nationale du Gendarme en soutien à l’ensemble de la communauté militaire
Mais ce vaste projet a un coût inéluctable et « c’est aussi pour répondre à cette vision d’avenir que nous avons sollicités des parrains », confie le Général de Saint-Chamas. Un appel auquel la Caisse Nationale du Gendarme a immédiatement répondu favorablement : « La gendarmerie fait partie des forces armées et a un statut militaire qu’elle se doit d’honorer au travers d’un investissement au profit de tous les militaires, soutient le Général (2S) Patrick PEYRAMAURE, président de la CNG. Nous nous inscrivons dans un schéma de solidarité et de fraternité d’armes. »
D’un montant de 60 000€, ce parrainage permettra d’offrir un cadre de vie digne aux pensionnaires qui y résident et de faire perdurer la vocation des Invalides, symbole vivant de la reconnaissance de la France envers ses soldats.




