Décès du général Vincent Cœurderoy : une vie d’engagement au service des gendarmes

La Caisse Nationale du Gendarme rend hommage au général de brigade Vincent Coeurderoy, son ancien président honoraire, décédé le 8 octobre 2026, à l’âge de 82 ans. Avec sa disparition, la communauté de la Gendarmerie nationale perd un officier qui a consacré sa carrière au service de l’institution, avant de prolonger son engagement au profit des militaires et de leurs familles.
Officier de gendarmerie, Vincent Coeurderoy a exercé des responsabilités de premier plan tout au long de son parcours. Promu colonel en décembre 1992, il poursuit son ascension au sein de l’institution et commande notamment la légion de gendarmerie d’Aquitaine de 1997 à 1999.
Son parcours le conduit également sur la scène internationale. Promu général de brigade en 2000, il prend la tête du Groupe international de police de la Mission des Nations unies en Bosnie-Herzégovine. Du 1er avril 2000 à son départ de mission en 2002, il assume cette responsabilité dans un contexte exigeant, contribuant à l’action internationale en faveur de la reconstruction et de la professionnalisation des forces de police. Le Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, saluera alors la compétence et le dévouement avec lesquels il a exercé ses fonctions.
Mais l’engagement du général Coeurderoy ne s’est pas arrêté à ses responsabilités opérationnelles. Attaché à la solidarité militaire, il a également consacré une partie de son parcours à la protection sociale des gendarmes. En qualité de président de la Caisse nationale du gendarme, devenue par la suite son président honoraire, il a contribué à faire vivre cette solidarité qui constitue l’une des valeurs essentielles de notre communauté. Il a également pris part aux travaux préparatoires à la création d’Unéo, la mutuelle des militaires.
Au-delà des fonctions et des responsabilités, les témoignages de ceux qui l’ont côtoyé évoquent un officier de caractère, exigeant, profondément attaché à ses camarades et animé par un réel sens de l’humain. Son parcours rappelle que servir la Gendarmerie, c’est aussi savoir poursuivre son engagement autrement, en veillant sur celles et ceux qui la font vivre, ainsi que sur leurs familles.
Aujourd’hui, la Caisse nationale du gendarme s’incline avec respect devant sa mémoire. Elle adresse à son épouse, à son fils, à ses petites-filles, ainsi qu’à l’ensemble de ses proches, ses condoléances les plus sincères et les assure de toute sa sympathie dans cette douloureuse épreuve.
Le souvenir du général Vincent Cœurderoy restera associé à une vie de service, de responsabilité et de solidarité au bénéfice de la communauté militaire.



